De 2020 à 2026, il a été directeur technique de Veranos de la Villa. En 2025, il signe la lumière de Zarzuela Monumental Hispanidad, la production de Madrid Produce présentée à San Lorenzo de El Escorial. Cette responsabilité occupe une place importante dans un parcours qui comprend aussi la direction technique du Teatro María Guerrero du Centro Dramático Nacional, de 2012 à 2016, et du Festival VEO, de 2009 à 2011. Il a assuré la direction technique du Festival de Otoño et de Teatralia, ainsi que la responsabilité de l’équipe lumière du Guggenheim Bilbao. Son travail relie la création de l’espace scénique aux conditions concrètes de sa réalisation.[10][11][12][1]
Javier Ruiz de Alegría réunit deux formations : les beaux-arts et le jeu d’acteur. Diplômé de l’Universidad Complutense de Madrid, il s’est formé au Laboratorio William Layton. Son curriculum mentionne également une année à l’école de Philippe Gaulier et des stages au Théâtre de Complicité, à Londres. Ce double apprentissage traverse son interprétation comme ses créations scéniques.[4][2]
Dans El hombre y el lienzo, écrit et mis en scène par Alberto Iglesias, la peinture se fait devant le public : Javier interprète le texte et prend en charge la création plastique. Le spectacle a été présenté aux Riverside Studios de Londres lors de FesTeLõn 2023. Un entretien de Radio 5 revient sur la rencontre entre ses métiers d’acteur et de peintre.[3][4][7]
Comme créateur, il signe l’espace scénique et la lumière d’El sueño de la razón, de Buero Vallejo, mis en scène par José Carlos Plaza au Teatro Español. Pour Forever, de Kulunka Teatro, il partage la scénographie avec Ikerne Giménez et conçoit la lumière. Les programmes permettent de distinguer précisément ses responsabilités dans chaque production.[5][6]
Parmi ses travaux récents figurent la scénographie de Chavela, mise en scène par Carolina Román ; la lumière d’El cuarto de atrás, l’adaptation de Carmen Martín Gaite mise en scène par Rakel Camacho ; et celle de 14.4, dirigé par Sergio Peris-Mencheta et écrit par Juan Diego Botto, Peris-Mencheta et Ahmed Younoussi. Il signe aussi la scénographie de la version de Constelaciones de Peris-Mencheta, programmée au CDN en 2026. Le même titre figurait déjà dans son parcours de 2014 avec Fernando Soto : il s’agit de deux productions différentes.[13][14][15][16][3]
La scénographie de Forever lui a valu, avec Ikerne Giménez, le prix Godot de l’espace scénique en 2024. Ils ont aussi été finalistes du prix Max de l’espace scénique et nommés au Talía de la scénographie cette année-là. Sa lumière pour Forever figurait parmi les candidatures initiales aux Max.[17][18][19][20]
Il participe également à la transmission des métiers. L’École d’été de La Red le présente comme responsable technique de Veranos de la Villa et comme intervenant de son programme de 2026 sur les nouvelles pratiques et les défis contemporains. Dans des entretiens avec Radio Euskadi, Radio 5 et Eso no es teatro, il revient sur les liens entre peinture, interprétation et conception scénique.[10][21]
Parmi ses projets annoncés figure Hashima Hamlet, créé avec Gon Ramos. La proposition croise théâtre d’objets, kamishibai et ikebana ; Javier y assure l’interprétation et la création plastique. Le Festival de Otoño annonce la première les 26 et 27 novembre 2026 à la Sala Negra des Teatros del Canal.[9]